Tanguy Colas des Francs

FORET URBAINE FORET PRIMAIRE ?

« Une forêt qui nourrit, qui soigne » pour reprendre les mots de Geneviève Michon qui plaide en faveur des agroforesteries vernaculaires :

Les dernières forêts tropicales représentent en effet l’écosystème terrestre le plus riche en biodiversité, abritant à elles seules plus de 70% des espèces présentes sur les terres émergées. Leur disparition entrainera celle de grands mammifères ainsi que celle de milliers d’espèces de plantes.

Les forêts jouent en effet un rôle fondamental au niveau planétaire, notamment dans leur relation avec l’eau. Les arbres constituent des médiateurs des influences atmosphériques et géosphériques.

La forêt primaire est un assortiment de multiples espèces d’arbres de tailles maximales différentes, vivant en symbiose.

On parle plutôt de biocénose impliquant en outre les plantes basses, le gibier, les oiseaux et les microorganismes du sol.

L’originalité d’un écosystème forestier est à mettre en relation avec quatre caractéristiques :

– sa forte biodiversité ;

– son organisation spécifique en paysages, habitats, micro-habitat, etc. — organisation qui semble indissociable de sa désorganisation, d’où le rôle primordial des tempêtes et du bois mort par exemple ;

– sa complexité de fonctionnement par perturbation, par flux de gens, flux de matières, relations trophiques et biogéochimiques ;

– sa spontanéité qui conduit l’écosystème forestier naturel à s’autoproduire, s’autorégénérer, s’autoréguler et s’auto désorganiser. Pour la saison 2020/2021, La Semeuse souhaite régénérer un écosystème forestier au sein du jardin. Le projet sera d’imaginer, conceptualiser et réaliser une plantation participative d’une forêt dans toute sa complexité résiliente.